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Trainline, Omio et Kombo demandent une réglementation nationale pour une concurrence équitable dans la distribution des billets de train
Un jour avant que les dirigeants européens ne discutent du transport ferroviaire comme un élément clé d’un avenir plus durable lors de la COP 28, les distributeurs indépendants Trainline, Omio et Kombo unissent leurs forces pour la première fois afin d’appeler à une réglementation nationale de la distribution des billets de train.
La distribution des titres de transport est un élément déterminant pour favoriser l’ouverture à la concurrence et encourager les voyageurs dans une démarche multimodale. Trainline, Omio et Kombo estiment que la réglementation nationale actuelle n’étant pas suffisante pour corriger les distorsions de concurrence entre les opérateurs ferroviaires et les distributeurs indépendants, et qu’il est désormais urgent de faire évoluer le cadre législatif.
Cet appel est lancé la veille de la Journée européenne des transports à la COP 28, au cours de laquelle les participants discuteront des travaux nécessaires pour rendre le système de transport de l’UE plus résilient face au changement climatique. Bien que les transports soient responsables d’environ un cinquième du total des émissions mondiales, ils ne constituent pas l’un des principaux sujets abordés lors de cette conférence. Il est donc nécessaire de remettre ce sujet au centre des priorités en France, pour un meilleur report modal vers le train.
Un accès à la donnée limité
Parmi les freins qui ralentissent l’innovation et le développement de nouvelles fonctionnalités, les distributeurs indépendants déplorent l’accès incomplet aux données des opérateurs ferroviaires, notamment les prix des billets, les conditions de « service-après-vente » consenties aux voyageurs en cas de retard ou d’annulation, ou même de travaux effectués sur le Réseau Ferré National, susceptibles d’affecter les temps de trajet.
Une rémunération insuffisante
Les distributeurs de billets indépendants, qui se rémunèrent principalement des commissions reversées par les transporteurs sur chaque billet vendu, déplorent des taux de commission trop faibles (et en baisse ces dernières années) pour couvrir leurs coûts et leurs besoins d’investissements. Le niveau de rémunération actuel menace, ainsi, leurs capacités à innover pour améliorer le service rendu aux voyageurs et accélérer le report modal en faveur du train.
Un cadre législatif nécessaire
Dans ce contexte, un cadre législatif garantirait des conditions de concurrence équitables et comprendrait les mesures suivantes :
- Un accès en temps réel, actualisé et de qualité aux données de mobilité.
- Un accès effectif aux billets de trains et cartes d’abonnement proposés par les entreprises ferroviaires
- Un mécanisme de régulation par l’Autorité de la régulation des Transport, du niveau de commissionnement consenti par l’opérateur ferroviaire, afin de permettre aux distributeurs de couvrir ses coûts de distribution et assurer une rentabilité minimale.
Nuri Boraie, directrice des affaires publiques, Omio: “En tant que leader dans le domaine du transport durable, la France requiert un secteur ferroviaire solide, axé sur les besoins des passagers. Les opérateurs ferroviaires rendent le secteur de la distribution opaque. Cela conduit à des prix élevés et à une faible efficacité du service qui menacent d’encourager les gens à se tourner vers la voiture. À l’heure où nos objectifs climatiques communs sont menacés, la France doit montrer l’exemple en corrigeant les effets néfastes d’un monopole historique, afin de protéger les passagers et l’environnement”.
Alexander Ernert, directeur des relations gouvernementales Europe Trainline : « En Europe, il y a actuellement une prise de conscience de l’asymétrie de pouvoir entre les opérateurs ferroviaires et les plateformes de distribution. Ces dernières œuvrent pour un meilleur accès à l’offre ferroviaire, notamment dans le contexte d’une ouverture à la concurrence. Un cadre législatif solide est donc nécessaire pour s’assurer du caractère raisonnable, équitable, transparent, proportionné et non-discriminatoire entre les différents acteurs du secteur ».
Matthieu Marquenet, CEO de Kombo : « De nombreux Français se plaignent des prix des billets de train. Pour des billets moins chers, il faut plus de concurrence. Mais les nouveaux opérateurs ferroviaires ne sont vendus que chez les distributeurs indépendants, comme Kombo, Trainline ou Omio, qui dépendent des commissions versés par ces transporteurs. Donc pour baisser ces prix, un cadre législatif devient indispensable. ».